Un soldat de la paix français tué lors d’un bombardement dans le sud du Liban

Dans le sud du Liban, au deuxième jour de la trêve conclue entre Israël et le Liban, une attaque a visé une patrouille de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (UNIFIL). Le matin, près du village de Gandouriya, des militaires procédaient au déminage d’une route pour rétablir la liaison avec des positions isolées de la mission lorsqu’ils ont essuyé des tirs d’armes légères.

Sources: x.com, bfmtv.com

L’attaque a coûté la vie au sergent-chef Florian Montorio, du 17e régiment du génie parachutiste, basé à Montauban. Il avait accompli 18 ans de service dans l’armée française. Trois autres militaires ont été blessés, dont deux grièvement, et ont été évacués en urgence.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré que toutes les circonstances indiquent la participation du groupe armé Hezbollah, soutenu par l’Iran, ou de forces qui lui sont liées. Paris a exigé des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et les traduisent en justice.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a condamné l’attaque contre le contingent français de l’UNIFIL et a ordonné une enquête immédiate pour établir l’ensemble des circonstances et arrêter les assaillants. Il a souligné que de tels actes irresponsables causent un préjudice considérable au Liban et à ses relations avec les pays amis.

La mission de l’UNIFIL elle-même a précisé qu’il s’agit d’une attaque délibérée de la part d’acteurs non étatiques, provisoirement liés au Hezbollah. Les Casques bleus français font partie de l’UNIFIL depuis 1978 et participent à des opérations de stabilisation dans la région depuis plus de quatre décennies. Récemment, les membres de la mission ont été blessés à plusieurs reprises, et des décès ont également été enregistrés.