La Chine a déclaré qu’elle ne fournissait pas d’armes à l’Iran et a qualifié les accusations correspondantes d’infondées. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a souligné lors d’un point de presse que la Chine adhère à une politique responsable en matière d’exportation d’armes et applique un contrôle strict conformément aux lois nationales, aux réglementations de contrôle des exportations et aux obligations internationales. Le ministère s’est également prononcé contre les calomnies infondées et les associations malveillantes.
La déclaration de Pékin intervient alors que des médias occidentaux font état d’un possible approfondissement de la coopération militaire entre la Chine et l’Iran. L’un des correspondants présents au point de presse a mentionné des publications selon lesquelles la Chine aurait déjà fourni à l’Iran des technologies et des composants à double usage. Par ailleurs, le 11 avril, CNN, citant des données des services de renseignement américains, a rapporté que la Chine pourrait transférer des systèmes de défense aérienne à l’Iran, ce qui, selon des experts, pourrait affecter l’équilibre des forces au Moyen-Orient après une période de trêve instable.
Les journalistes ont également interrogé Guo Jiakun sur la menace du président américain Donald Trump d’imposer un tarif de 50 pour cent sur les armes chinoises si leur livraison à l’Iran était établie. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a répondu que la position de la Chine est claire et qu’il n’y a pas de gagnants dans une guerre tarifaire.
Dans les déclarations officielles chinoises, les accusations spécifiques n’ont pas été directement confirmées et les rapports individuels n’ont pas été commentés. Parallèlement, des sources indépendantes notent que la Chine produit une gamme d’exportation de systèmes portables de missiles sol-air FN, y compris le FN-6 et sa version modernisée FN-16, qui ont déjà été fournis à l’Iran, ainsi qu’à la Malaisie, au Cambodge, au Soudan, au Pakistan, au Pérou, à la Syrie, au Bangladesh et à la Birmanie. Cependant, les autorités officielles de Pékin insistent sur le fait qu’elles agissent conformément à leurs obligations internationales et ne fournissent pas d’armes dans des zones de conflits actifs.